Archives du mot-clé Endurance

Istria 100 – Au nom du père, des fils et du bel esprit ou l’art de la paternité

« Dans cette course aux sentiers où le temps perdu peut en faire gagner, le temps est souvent une fuite sans retour, se dilatant parfois, nous donnant ainsi l’illusion provisoire d’avoir le temps de vivre.

Au cœur de cette poursuite, s’il s’efface souvent, le temps n’est pas seulement une gomme éphémère mais un formidable moyen de mise en perspective. Moment suspendu où ce n’est plus la distance qui grappille le temps mais bel et bien le temps qui avale ces kilomètres qu’il nous reste à parcourir. Ce mouvement perpétuel entretient l’espoir de prendre son temps sans le perdre, faisant de la contemplation le passe-temps favori de ces corps en mouvement. Que ce soit par temps sec, pluvieux ou maussade, bien utilisé, le temps murit chaque chose. Ce n’est qu’après cette ultime floraison que le temps n’attend plus mais espère la naissance d’une belle histoire à vivre.

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Marathon de Barcelone, « Libertinage avoué, à demi pardonné, ou l’art de s’émanciper »

« La colonne de coureurs s’élance tout à coup, disséminée bientôt comme on dessine, des racines à la cime, le squelette animé d’un invertébré boisé. Le marathon de Barcelone transpire la catalogne, sorte d’effervescence flamboyante qui se consume jusque tard dans la nuit. Le bitume aime soudain la nature, comme jadis son maître Gaudi, dont la ville se dévoile, assaillie qu’elle était, par une horde d’architectes traçant de leurs pas les contours kilométriques d’un édifice héroïque sous la lumière bienveillante d’un matin heureux. Comme disait notre hôte, le soleil est le plus beau des peintres, alors embrassons Saint Exupéry troquant son mouton, l’espace d’une matinée, pour nous dessiner un marathon. Car à n’en pas douter, Barcelone n’a rien du mouton et semble avoir accouché en ce début d’année 2018 d’une vague de contestation attisée par un vent de liberté qui estampille son goudron de rubans jaunes. L’indépendance se revendique, se discute, et s’affiche jusque sur la poitrine enorgueillie des catalans et catalanes, qui toutes voiles dehors agitent une flotte de drapeaux, signe de ralliement d’un peuple intensément libre, Catalogne versus Espagne, rouge et jaune contre rouge et jaune comme point de départ à ma première expérience libertine.»

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Ultra challenge des Escaliers des Dunes, 42.5 kms, 6 000 D+, « Quand l’ascenseur est bloqué, il reste les escaliers ou l’art de s’envoyer en l’air »

« Poitiers, douce amante… maintes fois, solitaire je me suis lancé à l’assaut de ton cœur, martelant de mes pas, à l’instar d’un Charles jadis, les contours de ta Grand’Rue comme on trace une ligne de vie de notre dame la grande au quartier Sainte Croix. Gallopant-romanesque le tracé du Decamanus pour échouer au creux des lèvres d’un Clain engrossé qu’il était sous les coups de boutoirs d’un hiver pluvieux. Ma bataille de Poitiers a embrassé les marches, celles des Dunes dans un tête à tête qui n’a d’héroïque que sa déraison. Déraison volontaire mais solidaire au sein d’une armée de Francs valeureux et heureux de partager l’espace d’un soir une histoire sans lendemain ». Lire la suite Ultra challenge des Escaliers des Dunes, 42.5 kms, 6 000 D+, « Quand l’ascenseur est bloqué, il reste les escaliers ou l’art de s’envoyer en l’air »

La mécanique des cœurs, 24h de Saint-Maixent-l’Ecole « Bernard Gaudin ».

     A force d’écrire des comptes rendus dans lesquels je mettais en mots mes aventures ce qui, je vous l’accorde, pouvait s’apparenter parfois à une sorte de verbiage unidirectionnel, j’avais peur de rentrer dans une routine et finir par me raconter plus que de partager. J’en finissais par questionner la démarche qui m’apparaissait avec le recul un brin égoïste voir égocentrique et « apudique ». Déshabillant mes sentiments, exposant mes émotions, révélant mes faiblesses autant que mes vices à travers un monologue qui emmenait le lecteur sur le terrain d’une pensée unique comme on pénètre dans une attraction à sensation dont on serait spectateur, un retour aux sources était nécessaire pour envoyer ces lignes vers des terres plus sauvages. Une façon pour moi de raconter les autres, en simple figurant, comme pour figer les images et animer les corps en leur donnant du cœur. Et quoi de mieux que de s’attaquer au sacro-saint 24h d’endurance. Lire la suite La mécanique des cœurs, 24h de Saint-Maixent-l’Ecole « Bernard Gaudin ».