
A l’heure où notre quotidien s’égrène aux pas de la trotteuse voir de sa grande sœur, je n’avais pas envie de faire de cette ballade de 42.195 kms une énième course contre la montre. En fait, la course est un combat permanent où les états s’affrontent, oscillant entre moments de veille cérébrale, l’électroencéphalogramme est alors plat avant une réanimation subite suivie de sa petite surprise intérieure « ah oui je suis déjà arrivé ici » , et moments de réflexion ou l’on divague sur tout et rien, assis au comptoir de nos pensées, verbalisant avec un vieux camarade sur le zinc nos états d’esprits, notre journée, nos échecs, nos rêves inavoués en ayant pour alcoolisant l’adrénaline qui guide nos jambes et ce vent, ce sentiment de liberté qui glisse sur notre peau. Alors pourquoi ne pas rechercher à faire un temps sur marathon ? Lire la suite Marathon de Baltimore, « A contre-courant, L’équilibre de l’entrecôte »